La rose est sans pourquoi, Jean-Paul Ceccaldi

Prix : 3,99 

Contributeur(s) : Jean-Paul Ceccaldi (auteur)

 Un tueur défie le Flicorse 

Lorsque le commissaire Mathieu Difrade reçoit le journal intime de celui qui se présente comme un « méchant », il enfile des gants pour ne pas brouiller les empreintes. Ce n’est qu’après avoir pris cette précaution qu’il lit le texte, d’une seule traite. Il le photocopie, puis, incrédule, le relit avant de confier l’enveloppe et le texte dactylographié au laboratoire de police scientifique.
Le commissaire Mathieu Difrade se persuade qu’il n’a pas affaire à un mythomane mais bien à un tueur qui le défie. Commence alors pour celui que l’on surnomme le Flicorse une enquête hors norme.
Une première victime est découverte sur la promenade Polangis qui longe la Marne. Tout comme l’annonce le « méchant » dans son journal…
Avec La rose est sans pourquoi, Jean-Paul Ceccaldi signe un roman inquiétant. Le lecteur est tenu en haleine de la première à la dernière ligne. Mais au-delà du plaisir procuré par la lecture d’une enquête passionnante, l’auteur propose une stimulante réflexion sur le mal.

L'auteur :

Ce policier hors norme, passionné de philosophie et de littérature, écrit des polars qui sont loin de tout devoir à sa seule imagination… Il a créé le « Flicorse », un personnage inspiré de sa propre expérience.

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Le point de vue des lecteurs

L’étourdissante question du mal qui habite l’homme

« Jean-Paul Ceccaldi, par son passé de policier, n’ignore rien des mystères de l’enquête mais a surtout pleinement conscience que l’enquête reste un mystère à part entière. Et c’est bien sûr cette zone d’ombre qui le passionne, celle que l’enquête ne lèvera jamais et sur laquelle le roman peut finalement proposer une simple hypothèse.
Mais que dire et penser quand la fiction est proposée dès le départ comme en l’espèce avec plus de cinquante-six pages écrites de la main d’un futur tueur ou d’un simple mythomane ? A moins qu’il ne s’agisse d’un romancier…
En effet, quel statut donner au texte ? Que dit le texte de son auteur ? De sa vérité ? Où commence la fiction et où s’arrête la réalité ? Quelles sont les relations de l’une à l’autre ?
Voilà les questions qui traversent le roman et captivent le lecteur bien davantage encore que le suspens de l’enquête et de son éventuel résultat.
… Et métaphysique !
Oui l’essentiel n’est pas dans l’arrestation d’un criminel mais bien dans l’éternelle et étourdissante question du mal qui habite l’homme. Le criminel n’est-il pas un homme comme les autres et ses actes ne nous disent-ils pas aussi quelque chose de ce que nous sommes ?
L’enquête cherche des mobiles, des explications, des causes. Mais elle laisse cette question finalement ouverte même une fois le dossier refermé par un jugement et la porte d’une prison qui claque dans le dos d’un détenu.
L’auteur montre comment toute la machinerie judiciaire tente d’opérer une rationalisation. Utile bien évidemment au maintien de l’ordre public et à sauver sa peau quand elle est effectivement menacée. Mais qu’en est-il de l’âme ? »
Jean-Pierre Lovichi

« Un passionnant et inquiétant passage de la fiction criminelle à la réalité, à découvrir. »
« Jean-Paul Ceccaldi n’a aucun besoin de faire dans la surenchère morbide. Même dans une pure fiction, il colle à la réalité, cela sonne juste et c’est cela qui me plaît. »