À propos de...

Thomas Morales

Sur La Noblesse du Barbecue

Quels sont les petits moments qui font les grands étés ? Thomas Morales en propose quelques-uns, parmi lesquels : allumer un barbecue, déguster une crêpe au Nutella, danser un slow, partager une bouteille de rosé, élire la miss locale…  Autant de fondamentaux sans lesquels les vacances ne seraient pas tout à fait réussies, du moins pour ceux qui cultivent un certain art de vivre.

Dans des pages enlevées et drolatiques, l’auteur magnifie ces « plaisirs coupables » méprisés par les rabat-joie et les arbitres autoproclamés d’un prétendu bon goût.

Pour vivre pleinement et de façon totalement décomplexée votre été, munissez-vous de Noblesse du barbecue, véritable bréviaire pour des vacances réussies.

Un lecteur nous écrit :

« Plongez dans ce court et réjouissant bouquin comme dans l’océan, ne craignez pas le bob Ricard et Max Pécas, la pratique régulière de la décontraction de l’intelligence (Gainsbourg) est salutaire ! Trinquez au rosé et à votre santé. Et découvrez ces plaisirs coupables joliment vantés par Thomas Morales en dégustant quelques brochettes sous la nuit étoilée, bercés par le ressac. Avec humour, brio, et non sans une iconoclaste érudition, Thomas Morales nous invite à un barbecue en famille. Son essai a des parfums de grillades et d’amitié ; il éclate du rire des copains et du choc des verres à l’apéro ; il sent les vacances méritées après une année de trime. La nostalgie joyeuse de l’auteur vous emporte, embarquez, le bonheur est à portée de fourchette ! »

Philippe Rubempré

Sur Belmondo et moi

Thomas Morales : « J’ai écrit le premier ebook nostalgique »

« Belmondo & moi », c’est quoi exactement ? Un essai ? Un roman ? Une biographie ?

C’est un objet littéraire non identifié ! Quelque chose de fou à la hauteur de mon admiration pour Jean-Paul Belmondo. C’est un livre de souvenirs avec quelques anecdotes de tournage, des impressions d’époque sur les Trente Glorieuses, des réflexions sur la vie qui passe mais également la trame d’une longue nouvelle. J’ai utilisé une cinquantaine de ses films afin d’écrire une histoire d’amour originale. La réalité et la fiction se mélangent.

« Belmondo & moi », c’est aussi une ode à la France d’avant ?

C’est en effet une ode à la nostalgie triomphante. Belmondo a été notre modèle d’impertinence. Devant la caméra de Godard, il a innové dès le début des années 60. Son jeu n’avait rien à voir avec l’académisme du Conservatoire. A sa manière, Belmondo a réussi à décloisonner les genres. Avec lui, on était partout en même temps : dans la comédie, l’aventure, le thriller, le drame, le théâtre, le rire et les larmes. Les films de Belmondo sont les meilleurs remèdes que je connaisse. Ils nous consolent et nous réconfortent quand tout va mal. Alors, je me suis servi d’eux pour me raconter un peu et raconter cette France d’avant. On a tous quelque chose de Belmondo. Il nous accompagne depuis si longtemps. Son cinéma s’inscrit profondément dans nos vies.

Pourquoi un écrivain nostalgique comme vous s’est-il engagé dans un projet numérique ?

L’audace, toujours l’audace ! Si on aime Belmondo, son caractère turbulent, son sourire éclatant, son blouson en cuir, ses excès, on aime, avant tout, son optimisme, son éternel appétit de vivre, de découvrir de nouveaux territoires d’expression. C’est notre dernier grand seigneur, notre grand frère. Quel bonhomme ! aurait pu dire Michel Audiard. Il nous a appris à aimer, à conduire, à faire la fête, à se sublimer, à sortir de notre carapace. Combien d’adolescents ont pensé dans une situation délicate comme embrasser une fille, par exemple, ce que Belmondo aurait fait à leur place ? Avec lui, on sort toujours par le haut. Il ne s’agit pas du tout de s’enfermer dans le passé mais d’en découvrir les délices et de les faire partager aux plus jeunes générations. Et le numérique permet ça. Une ouverture sur le monde moderne, une façon nouvelle de lire, rapide, ludique, disponible à chaque instant et la possibilité de toucher un très large public. Le numérique est une passerelle vers la nostalgie heureuse dont Belmondo est le plus beau représentant.

A qui s’adresse votre ebook ?

Belmondo est œcuménique. Il est le trait d’union entre deux France, celle des intellos et celle du peuple, de Godard à Lautner, de Melville à Oury, Belmondo est partout chez lui. J’aime cette idée que Belmondo a réussi là où tous nos hommes politiques ont échoué. C’est un pacificateur. Il incarne l’identité française dans ce qu’elle a de plus élégante et joyeuse. Il peut réciter des grands textes du répertoire sur une scène et, dans la minute qui suit, conduire à vivre allure une Ford Mustang. Il donne la réplique à Gabin, Ventura, Delon, Girardot, Deneuve, Marielle et se suspend à un filin en caleçon à pois au-dessus de Venise. Ce grand écart perpétuel me charme. Il ne se prend jamais sérieux et pourtant il y a plus de profondeur dans ses rôles que chez n’importe quel acteur dit cérébral. Quelle liberté de ton et d’action ! Mon livre est un manuel d’éducation pour ceux qui étouffent dans une époque pleine de barrières. En me lisant, les plus anciens se rappelleront leur jeunesse et les autres découvriront un acteur qui rend la vie plus intense.

Journaliste, critique et écrivain, Thomas Morales a beaucoup écrit durant toutes ces dernières années. Des articles par centaines, des dossiers de presse plus qu’il n’en faut, des livres aussi. Sur la littérature, la mode, l’auto, le cinéma, dans d’éphémères revues ou de vieilles maisons, il a traîné son humeur vagabonde. On lui doit huit livres : « Le Break Volvo 240 de mon père », aux Éditions ETAI (2009) ; « Objets Masculins-Les essentiels de l’homme », aux Éditions du May (2009) ; « Mythologies automobiles », L’Éditeur (2011) ; « Dictionnaire élégant de l’automobile », aux Éditions Ruefromentin (2013) ; « Lectures vagabondes », aux Éditions La Thébaïde (2014) ; « Les Mémoires de Joss B. » (2015) et « Madame est servie ! » (2016) aux Éditions du Rocher ; « Adios », aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux (2016). On peut retrouver régulièrement sa plume dans Causeur, Valeurs Actuelles, Schnock, Service Littéraire ou encore Technikart.